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Lectures des ouvrages de Raymond Bernard
Le thème des Maîtres dans l’œuvre de Raymond Bernard
Le "Collège des Sages" de l’Atlantide |
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Le "Collège des Sages" de l’Atlantide
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Cet article fait partie d’un dossier intitulé "Raymond Bernard et l’Atlantide". Poursuivons notre enquête concernant les Maîtres tels qu’ils sont décrits dans l’œuvre de Raymond Bernard et intéressons-nous ici au "Collège des Sages de l’Atlantide". Raymond Bernard aborde le sujet de l’Atlantide dans plusieurs de ses ouvrages, principalement dans Rendez-vous secret à Rome et dans L’Empire invisible. C’est dans Rendez-vous secret à Rome, écrit en 1968, que nous trouvons la première mention de ce Collège au sein d’un récit qui traite de la fin du continent atlante. [1] « L’Atlantide est le premier continent où la "formulation de la Connaissance" prit forme de groupe, si vous voulez bien accepter cette curieuse expression. Tous les sages authentiques que le monde pouvait alors produire s’étaient en effet regroupés dans ce pays disparu et initialement les écoles de mystères furent par conséquent un "Collège des Sages" plutôt qu’un centre où l’on pouvait rechercher la lumière de l’initiation. Ce Collège, au moment de la disparition finale de l’Atlantide, se composait de onze Sages et leur mission avait été surtout de recueillir et de rassembler toute la Connaissance à laquelle l’humanité, dans son élite disons... mystique, avait eu accès jusqu’alors et cette Connaissance acquise était totale, absolue. J’entends par là que ce "Collège de sages" avait réuni la formulation intégrale de l’éternelle sagesse, c’est-à-dire la Connaissance qu’il était du pouvoir de l’homme d’acquérir et qu’il ne pourrait jamais dépasser dans son état humain. C’est à ce stade d’absolu atteint par le Collège des Sages que fut édifié, sur leurs indications, le sphinx d’Égypte et c’est vers la même époque que, connaissant par prescience la fin du continent atlante dont au demeurant s’achevait la fonction, la mission centralisatrice menée à son terme par le Collège de Sages, que les onze quittèrent l’Atlantide pour l’Égypte dont le Sphinx devait à jamais symboliser pour le monde que la sagesse éternelle avait pris corps pour l’humanité et que sa propagation initiale devait s’effectuer à partir du pays sciemment désigné par le collège des sages : l’Égypte... Et les onze, sur la terre d’Égypte, n’éprouvèrent aucune difficulté à convaincre le pharaon de ce temps, d’autant moins que ce pharaon était d’une lignée que le monde dirait "prédestinée" et qui, depuis des décades, préparait la venue de la sagesse... et les onze devinrent douze, les douze qui sont à l’origine de toute la science sacrée. Un peu plus tard, cinq partirent à travers la terre, chacun dans ce que l’on désigne comme les continents, pour y essaimer non pas la Connaissance mais les moyens d’y parvenir. Les autres demeurèrent en Égypte qui devint le centre du sixième continent et, en même temps, le cœur où l’action avait sa source après que la pensée ait pris forme dans la tête que constituait l’Atlantide... et la même Connaissance, à travers le monde, s’incorpora partout en des symboles extérieurs et secrets correspondant à la nature profonde des peuples à qui ils s’adressaient mais avec certains éléments et signes fondamentaux révélant pour toujours, d’un bout à l’autre de la terre, une unité que l’homme stupéfait appelle de nos jours similitude. Ces éléments et signes fondamentaux sont ceux naturellement qui "expriment" l’homme dans sa vérité intérieure et non pas dans ses tendances et aspects soumis aux variations de temps et de lieu… L’ère de la gestation était en tous cas terminée : l’heure de l’instruction avait sonné. Le cycle devait devenir évolutif pour ceux qui en décideraient ainsi pour eux-mêmes, compte tenu de leur "préparation antérieure" et c’est ainsi que, trouvant leur origine dans le centre sacré formé par l’Égypte et à partir de l’école suprême de mystères qui y opérait, d’autres écoles prirent en Grèce et dans d’autres pays d’Europe, leur essor, adaptant les moyens de parvenir à la Connaissance, aux conditions des territoires dont elles avaient la charge... » [2] Dans le deuxième ouvrage, L’Empire invisible, rédigé en 1969, Raymond Bernard parle des débuts du "Collège des Sages" en remontant pour cela bien loin dans l’histoire du continent atlante. Et ce que nous apprenons sur l’origine de ce "Collège des Sages" est pour le moins, étonnant. « D’où venait la sagesse acquise par les Atlantes ? C’est l’hypothèse la plus déraisonnable pour le prétendu rationaliste qui constitue la vérité ou, pour le moins, s’en rapproche le plus. Cette sagesse venait "d’ailleurs", d’une autre galaxie et elle fut apportée par ceux qui devinrent les premiers chefs de l’Atlantide. Je dis bien : les premiers chefs du continent atlante n’étaient pas "terriens". Ils demeurèrent sur terre tout comme, dans un avenir plus ou moins proche, nos cosmonautes établiront sur d’autres planètes et probablement dans une autre galaxie, des bases ou colonies. Ce qui, il y a quelques années, aurait paru chimère ou folie, est aujourd’hui acceptable à la pensée humaine et même cette révélation catégorique ne vous surprend pas. (...) Vous comprendrez cependant que ceux décidés à rester avaient accepté leur destin, la mission qui leur était impartie, car rien n’est dû au hasard et "la mise en route" de notre terre était prévue dans le déploiement progressif du plan universel. L’Univers est une unité. Ce n’est pas assez dire que les hommes sont les maillons distincts d’une même chaîne. Il en est ainsi de l’univers entier où rien n’est séparé sinon pour la conscience humaine... Ainsi, les "missionnés" entreprirent, disons... l’éducation du peuple le plus avancé de la terre - les Atlantes - et ils en firent le guide du reste de l’humanité. Ils adaptèrent et développèrent sur terre l’extraordinaire connaissance dont ils étaient porteurs et la masse avait tendance à les considérer comme des dieux doués d’une infinie puissance. Se rendant compte qu’il était impossible de transmettre les mêmes connaissances à tous, ces êtres "venus d’ailleurs" choisirent soigneusement ceux qu’ils devaient « former » complètement, à qui ils voulaient communiquer l’intégralité de la connaissance et avec eux ils constituèrent le premier "Collège des sages", ce collège si essentiel pour la perpétuation de la sagesse auquel je me suis référé antérieurement. » [3] En regroupant les informations contenues dans ces ouvrages de Raymond Bernard, on discerne mieux les missions qui sont celles du "Collèges des Sages" de l’Atlantide. En tout premier lieu, nous l’avons déjà lu plus haut, ils apportèrent la Connaissance, la Tradition primordiale, sur notre planète et eurent une mission d’éducation pour la transmettre sur le contient atlante d’abord, puis dans le reste du monde. « Les premiers chefs (de l’Atlantide) venus d’ailleurs avaient pour mission la "mise en route" de notre Terre dans le déploiement progressif du plan universel. ... Ils entreprirent l’éducation du peuple le plus avancé de la terre - les Atlantes - et ils en firent le guide du reste de l’humanité. » [4] « Il est clair et certains profanes l’ont compris - que l’Atlantide, continent hautement civilisé et disposant de moyens de transmissions et de transports auprès desquels ce que nous connaissons actuellement n’est rien, était à son époque le cœur du monde. Autrement dit, le monde entier était connu des Atlantes, et, dans le monde entier, les Atlantes avaient des missionnaires et des colonies plus ou moins puissantes. Les peuples "colonisés" recevaient une connaissance à leur mesure et en certains pays particulièrement "ouverts", une filiation directe était établie par le "collège des sages", c’est-à-dire par les plus hauts initiés de ce temps, gardiens de la sagesse secrète, et cette filiation était marquée par un temple pyramidal à l’image de la pyramide suprême où se tenait, en Atlantide, le collège et où la connaissance était préservée. » [5] On apprend dans la suite de l’ouvrage que le "Collège des Sages" de l’Atlantide s’est perpétué jusqu’à nos jours, restant dépositaires de la Tradition et de la sagesse mais aussi, ce qui peut sembler surprenant, des connaissances scientifiques et techniques de l’Atlantide. « Les sages atlantes avaient sauvegardé aussi les connaissances scientifiques et techniques qui faisaient de l’Atlantide un continent dont la civilisation n’a pas encore été égalée même actuellement. » [6] Après la disparition du contient atlante, le "Collège des Sages" aurait pu choisir une autre partie du monde, la rééduquer et recommencer ce qui avait en apparence échoué. Mais sa mission fut alors tout autre. « Le monde, après le cataclysme, entrait dans une période d’obscurité. La pensée qui transmettait vie et énergie avait disparu. Le "père" n’était plus et les enfants se voyaient livrés à eux-mêmes. (...) Les sages, certes, auraient pu reconstituer l’empire dans toute sa puissance, en un autre continent. Ils en avaient les moyens, mais, en raison de ce qui s’était passé et également parce que cela était conforme au plan universel, ils s’y refusèrent et occultèrent l’ensemble des connaissances préservées. Ce n’était plus un pays ou un continent qui retrouverait la puissance et la civilisation atlante. C’est le monde entier qui serait appelé à devenir la nouvelle Atlantide et cela dans une longue, très longue démarche couvrant peut-être des millénaires, depuis l’obscurité née de la catastrophe jusqu’à la lumière enfin retrouvée. Alors, à nouveau et pour la dernière fois, l’humanité toujours libre d’elle-même ferait face à un ultime choix d’où résulterait une ère d’extraordinaire civilisation ou, au contraire, la fin non plus d’un continent mais, cette fois-ci, du monde. (...) » [7] « Les sages ont-ils eu raison de laisser l’humanité grandir progressivement "d’elle-même" au lieu de rétablir l’empire atlante immédiatement après la catastrophe et de "guider" l’évolution des peuples de la terre ? La réponse est simple : ils n’avaient pas le choix. La loi devait être appliquée. Le plan universel devait se déployer comme prévu. Mais cela ne signifie pas que les sages n’aient pas "guidé" cette évolution. Ils l’ont fait au contraire avec un soin et une prudence dignes de la plus respectueuse admiration. Ils ont livré au monde, au fur et à mesure de son développement, c’est-à-dire au fur et à mesure que l’homme pouvait comprendre, recevoir et utiliser sans danger les "découvertes" qui lui étaient suggérées, ils ont livré, dis-je, au sens le plus strict du terme, les connaissances scientifiques et techniques acquises par l’Atlantide et préservées par eux et leurs successeurs... » [8] Ainsi, notre monde du XXIe serait dans son développement actuel semblable à celui que le continent atlante a connu dans sa dernière période ? « Je ne dis pas que les connaissances suggérées aboutirent toujours à des réalisations similaires à celles de l’antique Atlantide. Par exemple, les avions modernes ne sont en aucune façon comparables dans la forme aux "machines volantes" des Atlantes mais le résultat est identique car une même loi ou cause produit nécessairement les mêmes effets. Cependant, ce que je veux signifier est clair : toute la civilisation matérielle qu’a pu réaliser l’humanité est une résurgence des connaissances atlantes et il en sera ainsi jusqu’au moment du "grand choix" dont je vous ai déjà entretenu. » [9] « (...) Le collège des sages existe donc toujours et c’est lui, vous l’avez compris, qui décide de la "découverte" à l’humanité des connaissances scientifiques, techniques et autres venues du passé ! ... » [10] La dernière de ses missions exposées dans cet ouvrage est claire, le "Collège des Sages" de l’Atlantide qui s’est perpétué jusqu’à nos jours, veille afin de tenter de préserver cette planète où tant d’efforts, invisibles aux yeux du monde, ont été accomplis depuis des millénaires afin qu’existe sur Terre un environnement propice au développement de la Conscience, de notre conscience, individuellement et collectivement. « (Le) collège (fait) "équilibre" aux impulsions dangereuses, quelquefois mortelles, des hommes inconscients des perturbations qu’ils créent dans l’énergie universelle, sur laquelle repose l’existence même de leur planète... » [11] Dans le récit de Raymond Bernard, on trouve mention d’une "pyramide suprême" où se réunissait le "Collège des Sages" en Atlantide. « Les peuples "colonisés" recevaient une connaissance à leur mesure et en certains pays particulièrement "ouverts", une filiation directe était établie par le "collège des sages", c’est-à-dire par les plus hauts initiés de ce temps, gardiens de la sagesse secrète, et cette filiation était marquée par un temple pyramidal à l’image de la pyramide suprême où se tenait, en Atlantide, le collège et où la connaissance était préservée. » [12] Plus tard, après la disparition de l’Atlantide, le "Collège des Sages" se retrouve en Égypte, mais il n’est pas fait mention de lieux de réunion. « Vous avez appris d’une autre source que les sages suprêmes se réfugièrent en Égypte et vous savez ce qui fut entrepris pour la perpétuation et la propagation de la connaissance sous une forme nouvelle conforme au cycle qui s’ouvrait devant l’humanité. » [13] De même qu’il n’est pas fait mention de situation géographique précise pour ceux qui ont perpétué jusqu’à nos jours le "Collège des Sages". Dans L’Empire invisible, on trouve mention d’une autre instance, le "Haut Conseil", qui serait en lien avec le "Collège des Sages" de l’Atlantide. Voilà qui fera certainement l’objet d’un prochain chapitre de notre enquête sur "Le thème des Maîtres dans l’œuvre de Raymond Bernard". « Il est impossible quand on admet l’ordre, la méthode et la hiérarchie régissant l’univers de ne pas supposer que, d’une façon ou de l’autre, le "gouvernement occulte du monde" n’utilise pas cette force puissante représentée par les Atlantes et leur collège. Outre la fonction sublime de "protecteur de la connaissance initiatique atlante" dont toute tradition authentique émane, le collège des sages a une influence directe sur le développement de la civilisation. Or, le Haut Conseil est exclusivement concerné par ce développement et par son évaluation par rapport au plan universel établi. Il y a donc nécessairement relation entre ces deux organismes et il est évident que le collège des Sages dépend du Haut Conseil, sous la supervision précise de l’un des douze. Du moins, je ne puis concevoir les choses autrement. Un lien, dans le cas contraire, ferait défaut et une telle éventualité est impensable... et si je ne suis pas dans l’erreur, alors, le monde, comme je l’ai souvent clamé, est bien un monde de secret, un monde de mystère. » [14] Qu’on lise les œuvres de Raymond Bernard avec toute confiance quant à la réalité des faits qu’il expose, ou bien que l’on considère que ses écrits soient allégoriques, cette recherche sur le thème des Maîtres dans son œuvre mérite certainement réflexion et peut sans nul doute être source d’inspiration pour le chercheur véritable. Pour découvrir d’autres pages sur Raymond Bernard. |
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Le logo est une création des auteurs de cet article. [1] Dans les extraits cités, les mots en gras et/ou soulignés sont ceux qui ont été mis en évidence par Raymond Bernard dans la toute première édition de ce récit parue pour un public réservé en 1969. [2] Raymond Bernard - Rendez-vous secret à Rome - Chap. VII : Les temps sont venus [3] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. V :Genève [4] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. V : Genève [5] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [6] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [7] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [8] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [9] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. V : Genève [10] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [11] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. V : Genève [12] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [13] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. IV : Bruxelles [14] Raymond Bernard - L’Empire invisible - Chap. V : Genève |
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