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Enquêtes sur l’Atlantide
Approche géométrique de l’Atlantide de Platon
Le temple de Poséidon en Atlantide |
"J’affirme que la géométrie est une ressource documentaire tout aussi fiable que l’écrit."
Frédéric Béatrix
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Le temple de Poséidon en Atlantide
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Cet article fait partie d’un dossier intitulé "Approche géométrique de l’Atlantide de Platon". L’élément central de la forteresse de Poséidon est le temple dont nous comprenons qu’il a été construit par lui "en son honneur", comme le feront les autres dieux sur les terres qu’ils auront en partage. Reprenons le récit de Platon : « Mais voici maintenant quel était le début de ce long récit. Comme on l’a dit plus haut, en parlant du partage auquel avaient procédé les dieux, ils divisèrent la terre tout entière ici en lots plus étendus, là en lots moins étendus, où ils instituèrent en leur propre honneur sanctuaires et sacrifices. C’est ainsi que Poséidon ayant reçu en partage l’île Atlantide, installa les enfants qu’il avait eus d’une femme mortelle en un lieu de cette île que je vais décrire. » (Critias 113c) Comme pour la forteresse, c’est dans la suite du récit, aux temps des descendants des 10 premiers rois que nous découvrons les détails concernant le temple et de ses alentours : « Voici maintenant quelle disposition présentaient, à l’intérieur de l’acropole, les demeures royales. Au milieu de l’acropole, s’élevait le temple consacré, à cet endroit même, à Clitô et à Poséidon ; l’accès en était interdit et il était entouré d’une clôture d’or. C’est là qu’à l’origine, Clitô et Poséidon avaient conçu et enfanté la race des dix familles royales. C’est aussi là que, chaque année, on venait des dix parties du pays offrir à chacun des dix ancêtres royaux les prémices en sacrifice. Le sanctuaire même de Poséidon, qui avait un stade de long, trois plèthres de large et une hauteur proportionnée, pour l’œil, à ces dimensions, présentait dans son apparence quelque chose de barbare. » (Critias 116c) En nous familiarisant un peu avec les mesures grecques, nous pouvons aisément dessiner le plan du temple de Poséidon. Mais que dire de son aspect "barbare" ? A cette époque, ce terme désigne ce qui est d’une autre culture. Platon s’adressant à ses contemporains leur indique ainsi que la forme du temple de Poséidon a quelque chose de différent des leurs. Pour le reste, on ne peut faire que des hypothèses. Le point initial est le centre de la colline où Poséidon choisit de s’installer en Atlantide. C’est là - au centre - qu’il construit un temple en son honneur. Et ce temple a pour plan un rectangle qui est un bi-carré, ou double-carré, ou encore carré-long. En bref, il est composé de 2 carrés accolés. Le simple fait d’utiliser un tel rectangle va permettre d’accéder à des proportions d’une parfaite harmonie, nommées bien plus tard : "divines proportions". Ce qui, somme toute, est un nom assez bien choisi puisque c’est un dieu qui utilise ce rectangle pour construire son propre temple ! Ces propriétés sont nombreuses et nous n’allons en illustrer que quelques-unes. Remarquons que le temple est situé au centre de l’île centrale de la forteresse de Poséidon, et qu’au centre du temple, au point initial, se trouvera selon le récit de Platon une colonne d’orichalque. Le point central du rectangle temple est donc manifesté. Et la même harmonie existe en partageant le rectangle avec les mêmes points, mais dans le sens de la longueur. Si le cercle est un symbole divin, le carré s’ancre en terre et son double est la demeure du dieu. Avec le double carré, Poséidon laisse à sa postérité toute l’harmonie de la section dorée, nommée aussi "divine proportion", et les admirables propriétés géométriques de son temple. [4] « À l’intérieur, on avait revêtu tout le plafond d’ivoire mêlé avec de l’or, de l’argent et de l’orichalque, ce qui lui donnait un aspect bariolé ; et tout le reste, les murs, les colonnes et le pavement, on l’avait revêtu d’orichalque. Des statues en or s’y élevaient, celle du dieu, debout sur son char attelé de six chevaux ailés, et tout autour du dieu, qui était si grand que le sommet de sa tête touchait le plafond, il y avait des Néréides montées sur des dauphins, au nombre de cent, car c’était le nombre accrédité parmi les gens d’alors ; à l’intérieur du sanctuaire, il y avait aussi quantité d’autres statues, offrandes de particuliers. » (Critias 116d-116e) Poséidon est aussi le dieu des chevaux, on le nomme alors "Poséidon hippios". Ses chevaux sont ailés, signe de leur lien au divin et son char surgit des flots pour voler sur la mer. Son attelage comporte ici 6 chevaux et ce nombre interroge. On se souvient que les 3 enceintes d’eau de mer qui entourent la forteresse de Poséidon ont pour largeur 1 stade, puis 2, puis 3. Ce qui fait 6 si on additionne ces dimensions. Y a-t-il un lien avec cet attelage qui sort de la mer ? 6 est un nombre que les mathématiciens appellent "nombre parfait" ; non pas qu’il le soit davantage que d’autres nombres, mais parce que c’est le nom d’un nombre qui est égal à la somme de ses diviseurs, et ces nombres sont rares. 6 est aussi un "nombre triangulaire", comme une étape sur le chemin de la Tétraktys des pythagoriciens. Au niveau géométrique, 6 oriente notre recherche vers l’hexagone. Et donc par ricochet vers le triangle équilatéral qui est naturellement inscrit par 2 fois dans l’hexagone et prend place si joliment dans le double carré. La suite de nos recherches pourrait accorder un certain crédit à cette lecture géométrique... Poséidon, représentant le 1, dont le char est tiré par 6 chevaux entourés de 100 néréides est-il une allégorie de la mesure : 1 stade est égal à 6 plèthres et 1 plèthre est égal à 100 pieds ? Ces nombres sont-ils liés aux 60 000 districts dont nous apprendrons bientôt qu’ils composent la plaine du royaume d’Atlas ? Ne nous emballons pas. Laissons reposer toute l’ébullition intellectuelle produite par ces hypothèses et poursuivons. Au centre du temple, Platon mentionne une stèle (στήλη) dont les traducteurs s’accordent à dire que c’est une colonne basse. Il n’est pas possible d’après son texte de savoir si cette colonne figure dans le temple dès l’origine. Ce qui nous intéresse ici, c’est qu’elle vient pointer, manifester le centre du double carré et nous avons vu combien ce centre est fondamental dans le déploiement de ses propriétés si particulières. « En ce qui concerne, d’autre part, l’autorité que les rois avaient les uns sur les autres et les relations mutuelles qu’ils entretenaient, elles étaient réglées d’après les décrets de Poséidon, tels qu’ils leur avaient été transmis par une loi, gravée en toutes lettres sur une stèle d’orichalque, qui se trouvait au centre de l’île dans le sanctuaire de Poséidon. » (Critias 119d) Platon décrit tout ce qui est à l’extérieur du temple avec force détails. Nous ne retiendrons ici que ce qui intéresse notre propos. « Au milieu de l’acropole, s’élevait le temple (...) et il était entouré d’une clôture d’or. » (Critias 116c) Platon n’évoque pas la forme de cette clôture. Nous faisons l’hypothèse que cette enceinte d’or autour du sanctuaire est circulaire comme les trois autres enceintes, respectivement d’orichalque, de cuivre et d’étain dont il parle plus loin dans le récit. Les dimensions du temple de Poséidon ne sont pas sans faire écho à plusieurs monuments antiques : la pyramide de Khéops, le temple de Jérusalem et d’autres. Pour en savoir davantage, consulter cet autre article sur le présent site : "Du temple de Poséidon en Atlantide aux merveilles de notre monde" . Si vous souhaitez être tenu au courant des prochaines publications de ce site, nous vous invitons à nous retrouver sur la liste des destinataires de "La Lettre des Baladins de la Tradition" (un envoi par mois au plus) et sur notre page Facebook ! |
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"J’affirme que la géométrie est une ressource documentaire tout aussi fiable que l’écrit." Les illustrations proviennent des sites :
[1] Voir démonstration détaillée dans le Cahier de Boscodon N°4 - page 1.3.1 [2] On retrouve cette propriété dans plusieurs ouvrages :
[3] Sur ces deux dernières figures, on peut consulter les travaux d’Yvo Jacquier dans Géométrie Comparée - La "géométrie avec les yeux" des Egyptiens - page 26 [4] Pour en savoir plus sur les propriétés du double carré :
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