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Je suis déjà la transparence du lac,
Mais, sur elle, Narcisse encore se penche
Pour trouver la clef de sa dualité
Dans les reflets de ses métamorphoses.
Je suis déjà la lumière de l'aurore,
Mais mon corps nocturne encore l'obscurcit.
La rose pourtant trace mon chemin
Et me fait devenir ce que déjà je suis.
Le 30 juin 2008, à l’âge de 77 ans, Dorette Wilhelm nous quittait.
Dorette Wilhelm fut professeur de Lettres aux Arts Appliqués à Paris,
et sa plume d’écrivain et de poète était alerte et empreinte de sensibilité.
L’amour dans son universalité est l’essentiel de ses vers,
les sentiments et états d’âme étant souvent associés à la nature.
Elle a choisi la catharsis spirituelle,
l’amour comme harmonie, une aspiration à une vérité plus haute.
Sa poésie, née de la lumière, passée par l’obscurité, retrouve les flamboyances de l’aurore.
Elle allume des ailes de feu, alors que chante le trinôme passionné,
Vie Lumière Amour. En ce premier anniversaire de son départ, "Les Baladins de la Tradition" souhaitent honorer sa mémoire en commençant la publication de quelques-uns de ses poèmes.
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